A la une Escapades

Monogaga, paradis terrestre …

septembre 20, 2016

Ça y est, c’est l’heure d’y aller ! Je suis toute excitée à l’idée de découvrir la fameuse baie de Monogaga ! Il m’était inconcevable de séjourner à San-Pédro, sans y faire un tour ne serait-ce que pour quelques heures.

J’étais loin de me douter que le trajet à lui tout seul était plus qu’une escapade ! Comme je vous le disais dans mon précédent article la route appelée aussi « La Côtière » est truffée de nids de poule, je dirai même plus de « gouffres de poule » vu le diamètre de certaines crevasses. La dextérité de notre conducteur (un natif de la région) n’a pas réussi à me préserver de certaines sueurs froides, surtout lorsque nous rencontrions des camions citernes.

monogaga1

Nous roulons depuis plus d’une heure et demie et l’impatience commence à gagner les cœurs. Certains commencent même à douter du conducteur et les questions fusent de partout (le pauvre   😀 ).  La fameuse pancarte dont il nous avait parlé est introuvable et ce n’est pas faute d’avoir « cherché ». Quelques kms plus loin, des autochtones nous informent que l’entrée de Monogaga se trouvait derrière nous. Nous rebroussons chemin scrutant chacun tous les potentiels carrefours pour enfin tomber sur le bon. En fait, il existe bel et bien une pancarte, sauf que cette dernière gisait par terre, victime des  affres du temps. Nous la « ressuscitons »  le temps d’une pause pour savourer notre victoire et immortaliser ce moment de gloire.

monogaga1b

A mesure que nous avançons, je réalise pourquoi peu de personnes s’aventurent en ce lieu. La piste de latérite qui traverse la forêt et plusieurs petits villages est à la fois sinueuse et ascendante, voire glissante à certains endroits par temps de pluie. Nous croisons plusieurs motocyclistes dont un qui en voulant jouer au  Tim Gajser s’est pris une gamelle sous nos yeux. C’est le signe que nous ne serons pas seuls sur la plage. Qu’à cela ne tienne, personne ne m’empêchera de profiter de ma journée ! J’en avais tellement rêvé! Ceux ou celles qui ont dansé sur ce tube me comprendront surement.

monogaga1c

monogaga3

monogaga2

Quand quelques kms plus loin nous apercevons la baie depuis le sommet d’une colline, je réalise que Meyway* disait vrai dans son refrain « Monogaga, paradis terrestre » ! La Baie est MA-GNI-FI-QUE !!! C’est incroyable autant de beauté à l’état sauvage ! Toutes ces couleurs naturelles auxquelles se mêlent les bateaux multicolores des pêcheurs ! Rassurés, nous poursuivons notre route, jusqu’au « barrage » d’accès à la plage.

monogaga4

monogaga5 monogaga16 monogaga15 monogaga14 monogaga13b

monogaga19   monogaga8

monogaga6

La plage est immense et mes craintes s’envolent car il y a de la place pour tout le monde. Comme à San-Pédro, la plage de Monogaga est, par endroits, couverte de rochers que les visiteurs se plaisent à escalader ou à utiliser comme rempart et ou encore comme plongeoir pour leur baignade. Ma ballade débouche dans un endroit calme, loin du tumulte ambiant, d’où je peux tranquillement admirer le ballet des pirogues sur la mer, la frénésie des baigneurs et les aller-venues des crabes de mer. Les cabanons privés sur la plage ajoutent une touche bucolique à la beauté des lieux sans la dénaturer.

monogaga12 monogaga10 monogaga11 monogaga9  monogaga5b

monogaga18

monogaga17

Je serais bien restée un jour ou deux ici, au bout du monde, loin de tout ! Mais, de ce que j’ai compris, le principal hôtel La langouste d’Or qui faisait la fierté des lieux et dans lequel Meyway aurait séjourné à l’époque, a fermé ses portes depuis belle lurette !

Je quitte les lieux avec une question en tête : Comment mettre en valeur ce «  paradis terrestre » ?

 

Marilo

 

*Meyway : Artiste ivoirien

 

Accès: Via San-Pédro

Budget: Variable selon le mode d’accès à San-Pedro

Classement: A faire

You Might Also Like

1 Comment

  • Reply Pascale Chrestin janvier 29, 2018 at 11:38

    J’aimerai bien connaitre l’époque de cette ballade à Monagaga. A quelle date avez-vous fait ces commentaires ? mes souvenirs de Monogaga sont de 1975 -1992 !! donc à cette époque il n’y avait aucune structure hotelière, rien qu’un village de pêcheurs et une case ou deux installées par la SAPH . Pour arriver dans cet endroit magnifique ,il fallait en vouloir , la piste était très difficile, je connais plein de personnes qui n’ont jamais pu y arriver ! mais c’était »à l’époque ». !

  • Leave a Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    Translate »